Le Général Kelley B. Lemmon

Posted: 10th septembre 2009 by thanksGIs in Manifestations
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Le Général Kelley B. Lemmon revient pour le 65ème anniversaire de la Libération

En 1944

Aujourd’hui

En septembre 1944, le général Kelley B. Lemmon, alors Lieutenant-Colonel commandant le 2ème bataillon du 11ème régiment de la 5ème Division d’Infanterie US, a la lourde tâche de diriger les opérations de la tête de pont Dornot-Corny.
Malgré sa grande compétence et le courage extraordinaire de ses hommes, l’opération sera un désastre, et 945 jeunes GIs seront tués, blessés ou porté-disparus en l’espace de 60 heures.
Le général Lemmon a aujourd’hui 97 ans, mais la douloureuse opération de la tête de pont Dornot-Corny est à jamais restée gravée dans sa mémoire, lui qui fit tout ce qui était en son pouvoir pour sauver ses hommes.
C’est pourquoi il a décidé de répondre à l’invitation de Thanks GIs pour ce 65ème anniversaire, et de revenir une ultime fois se recueillir sur le site de la bataille, à la mémoire de ses soldats.

Témoignage du Général Kelley B. LEMMON, Lt Colonel commandant le 2ème Bataillon du 11ème Régiment à Dornot en septembre 1944.
« Le Bois du Fer à Cheval a vu couler beaucoup d’eau depuis que le 2ème Bataillon y vécut des heures tragiques il y a 60 ans.
Mon souvenir le plus fort de Dornot est l’incroyable courage, l’altruisme, le dévouement, le sens du devoir et le souci les uns des autres dont firent preuve les héroïques jeunes hommes du 2ème Bataillon et de leurs unités de support qui tous se battirent sur les deux rives tellement dangereuses de la Moselle. Yuill, Irwin, Walker, Patton, Bradley et Eisenhower ont tous disparu. Je reste donc le seul survivant de cette chaîne de commandement.
Aujourd’hui les vétérans du 2ème Bataillon restent extrêmement fiers de ce qu’ils ont fait ici. Je sais qu’aucun d’eux n’a de regrets. Malheureusement le moule dans lequel ces hommes ont été conçus est définitivement cassé. Comme je m’en suis rapidement rendu compte à l’époque, nous ne nous sommes pas retrouvés à Dornot suite à un vrai plan concerté, mais plutôt à cause d’un accident de communication. Croyant que le 23ème Bataillon de la 7ème Division Blindée avait réussi à traverser la Moselle à 2kms en aval de Dornot, le Général Walker ordonna l’exploitation de l’opération de Dornot. S’il n’y avait pas eu cette incroyable interférence dans les ordres du CCB, mon 2ème Bataillon aurait du se trouver de l’autre côté de la rivière avant l’aube, bénéficiant ainsi de l’effet de surprise. Ainsi, en admettent qu’une autre tête de pont ait été en place 2kms au nord, la suite de la bataille aurait pu prendre une toute autre tournure.
Mais l’inopportune attente à Dornot fut simplement débile et injuste pour les troupes prêtes à s’engager avec l’ennemi. Nous étions là en plein dans le problème des commandeurs qui parlent pendant que les hommes de troupes subissent le terrain.
Au milieu de la matinée, la raison l’avait emporté.
Ayant échoué dans sa tentative d’ouvrir le show avec les ressources du 11ème Régiment, le CCB reçut l’ordre de détacher le 23ème Bataillon d’Infanterie Blindée pour nettoyer les alentours de Dornot. Miséricordieusement, la confusion disparut avec eux. Les opérations purent reprendre, mais avec un petit ajustement apporté au plan initial décidé le soir précédent au poste de commandement du Régiment. Afin de simplifier les choses, j’autorisais les hommes du 23ème Bataillon à finalement traverser avec nous, afin qu’ils puissent ensuite atteindre leur objectif situé vers Jouy.
Mais je commençais à être de plus en plus inquiet du vide d’informations sur l’ennemi. Beaucoup de choses s’étaient déjà très mal passées, rien n’évoluait comme je le voulais, rien ne sonnait juste.
Mon trouble ne fit que s’accentuer quand le 23ème, qui avait traversé 48 hommes et son groupe de commandement avancé, me demanda de le relever de sa mission. Mais il était impossible qu’ils quittent la tête de pont, et je ne pouvais strictement rien faire pour eux. Je ne sais toujours pas aujourd’hui où ils étaient exactement, et où peuvent se trouver leurs soldats portés disparus. Et je pense que j’étais sûrement trop écoeuré à l’époque pour m’en soucier.
L’ironie de la situation ne m’échappait pas. Ces soldats du 23ème étaient les mêmes éléments qui avaient soi-disant traversé la Moselle le jour précédent, ayant établi une soi-disant tête de pont que nous aurions du exploiter. La réalité était que notre flanc droit était totalement ouvert.
La loi de Murphy, disant que quand les choses commencent à aller mal, elles vont progressivement de plus en plus mal, s’imposait peu à peu. L’assaut de mon 2ème Bataillon échoua sur les hauteurs. Le Fort Saint-Blaise fut découvert partiellement occupé et imprenable. Une artillerie hostile et deux contre-attaques simultanées sur nos deux flancs exposés nous forcèrent à nous replier dans le Bois du Fer à Cheval.
Notre artillerie de support avait du être réduite à cause d’un manque temporaire de munitions. Notre artillerie défensive réussit néanmoins à faire tenir la tête de pont. Le support aérien n’arriva jamais, bien que les alliés aient à ce moment la totale maîtrise du ciel.
De la part d’un officier allemand fait prisonnier, je compris que mes soucis n’étaient pas sans fondement. Il me dit :  » Votre infanterie est très brave, mais vos officiers sont stupides. Vous pouvez continuer à attaquer les forts de face à tout jamais sans pouvoir les capturer. Grâce à l’artillerie américaine et l’infanterie allemande nous pourrions avoir le monde à nos pieds « .
Je pensai alors que ces propos venant d’un officier d’une armée supposée désorganisée et en déroute étaient plutôt puissants. Peut-être les Allemands allaient-ils faire de la résistance autour de Metz ?
Je n’eus plus aucun doute à ce sujet lorsque nous fut révélée la redoutable existence du Fort Driant sur notre arrière gauche.
A Dornot, nous étions comme des oiseaux pris en cage. Les Allemands placèrent habilement leur premier tir d’artillerie sur notre poste de commandement avancé. A ce moment même, j’essayais de négocier avec mes supérieurs la réduction de mon trop vaste espace de commandement. J’étais prêt à me déplacer avec mes hommes de l’autre côté de la rivière.
Cette salve tua mon sergent de renseignement, mon opérateur radio et le jeune  » John the Frenchman  » (Jean Maspero) qui était notre guide et traducteur depuis Angers. Parmi les blessés se trouvaient l’officier exécutif et l’officier de renseignement du Bataillon. Les communications par câble étaient hors d’usage et ma radio détruite. Je me déplaçais immédiatement vers un nouveau poste de commandement qui avait été pré-cablé dans le haut du village. De là, je pus reprendre le contrôle des opérations.
Et voilà, plutôt que de poursuivre un ennemi en déroute, nous nous battions contre des positions fortifiées face auxquelles nous n’avions aucun équipement adapté. Et je me retrouvais sur le fil du rasoir, dans une position extrêmement délicate. Devais-je être loyal envers mon commandement ou envers mes hommes ?
Une position très inconfortable, je peux vous l’assurer…
Il devint vite évident que le quartier général était peu disposé à engager les ressources nécessaires pour élargir la tête de Pont. Un fois élargie, elle aurait été trop coûteuse à utiliser. En conséquence, quand je fus certain qu’il était hors de doute que nous devions résister avec les seules ressources disponibles, je me posai l’ultime question :  » pourquoi sacrifier un bataillon d’élite pour rien ? « .
Il était vraiment temps que je sorte de ma cage.
Le cours des événements continuait à tourner au vinaigre. En haut, on m’avait mis en garde. Le Général Patton était las des nombreuses traversées de rivières ratées, et sa patience avait atteint ses limites. Et le mot était faible !
Je n’avais bien sûr pas transmis les états d’âme de Patton à mes hommes. Ce que je ne savais pas, c’est que l’Etat-Major avait relevé de son commandement le Général Thompson, commandant le CCB, parce qu’ils avaient pensé qu’il avait fait revenir en arrière des troupes ayant établi la première tête de pont, celle qui n’avait jamais existé !
Sur ma recommandation, le Colonel Yuill proposa une retraite immédiate de mes troupes du Bois du Fer à Cheval, proposition assortie d’une autre tentative de traversée à un endroit plus raisonnable.
Non seulement l’Etat-Major refusa catégoriquement la retraite, mais il ordonna que la tête de pont devait tenir à tout prix !
Mes hommes devaient se sacrifier pour occuper l’ennemi pendant que le 10ème Régiment d’Infanterie traverserait à Arnaville. Les hommes ayant mis toute leur confiance en moi, leur dire qu’ils avaient été déclarés  » sacrifiables  » fut la chose la plus difficile que j’eus à faire de toute la guerre.
Comme je l’avais espéré, ils répondirent magnifiquement à cette nouvelle et terrible mission. Ils tinrent la position pendant 60 difficiles heures dans des conditions effroyablement dures pendant que la traversée à Arnaville était sécurisée. Ensuite, il fallut se replier…
J’appris, après la guerre, que l’heure de repli que j’avais programmée précédait de 2 heures une attaque allemande coordonnée, planifiée pour totalement anéantir la tête de pont de Dornot.
Au beau milieu d’une nuit, pendant ces 60 heures, je reçus le second de deux coups de téléphone mémorables. Le premier avait bien sûr été celui du Colonel Yuill disant qu’il fallait tenir  » à tout prix « .
Le second appel fut un appel angoissé, presque inaudible qu’on me passa finalement car personne ne savait quoi en faire. Il émanait d’un GI qui était dans son trou, de l’autre côté de la Moselle. Sa mission était de tenir les Allemands éloignés du site prévu pour le repli.
 » Colonel, me dit-il, je pense que les Allemands sont en train d’utiliser les gaz. Il y a un gros nuage blanc qui arrive sur nous par la rivière « . Si c’était vrai, nous avions un sacré problème sur le dos. Nos masques à gaz se trouvaient sur des camions à des kilomètres.
Je me souviens avoir prodigué des mots de réconfort et d’encouragement au soldat. Je me souviens avoir croisé mes doigts. Je me souviens même avoir prié. Je raccrochai et attendis. Quelques longues minutes plus tard, le téléphone sonna à nouveau et mes prières furent exaucées :  » Monsieur, nous sommes OK. C’était juste de la brume. Bonne nuit, Monsieur… « .
Je suis certain que l’historien A. Kemp a pensé à ce brave fantassin et à ses camarades lorsqu’il écrivit :  » Les vaillants défenseurs du Bois du Fer à Cheval furent les victimes d’un faux optimisme et d’un pauvre plan émanant de leurs supérieurs, et leur action est restée enterrée dans les archives et les publications les moins lues. Les grandes opérations de guerre sont malheureusement faites de centaines de Dornot – préparées à la hâte, mal conçues, improvisées, mais néanmoins héroïques ! « .
Kemp dit aussi :  » La poignée de survivants fut ramenée à l’arrière pour prendre du repos, mais, pratiquement, le 2ème Bataillon du 11ème Régiment avait temporairement cessé d’exister « .
Mais le répit fut de courte durée. Le Bataillon essaya de contenir l’ennemi au Fort Driant pendant qu’on tentait de rétablir son effectif avec des remplaçants.
Le 17ème jour, le Bataillon lançait la première de plusieurs futiles attaques de la 5ème Division d’Infanterie sur le Fort Driant.
En regardant en arrière, je me rappelle très bien combien ma confiance dans le XXème Corps s’était graduellement érodée.
D’abord, il y avait eu cette découverte que le CCB avait traversé la Moselle 2 Kms plus bas. Ce qui était supposé être un exploit.
En fait le 23ème Bataillon d’Infanterie Blindée était bel et bien encore sur la rive ouest de la rivière, contribuant efficacement à l’incroyable embouteillage qui nous bloquait la route pour accéder à l’endroit où nous étions supposés traverser.
Ensuite, survint le très peu professionnel et désolant spectacle de deux divisions du XXème Corps étant autorisées à entrer en collision et à se mélanger au même endroit de traversée.
J’étais aussi en colère. Je me souvins combien il me fallut prendre sur moi pour que cette colère n’influence pas mes pensées et mon jugement. Le vase déborda quand le 23ème me demanda de le relever de sa mission…En conclusion, laissez-moi une fois encore vous rappeler le courage, l’altruisme , le dévouement, le sens du devoir et le souci les uns des autres dont les jeunes braves de Dornot ont fait preuve. Pour moi, j’ai ce très fort souvenir d’eux qui restera à tout jamais gravé en moi.Et pour terminer, un petit clin d’œil. Un merci tardif aux  » généreux  » et  » inconnus donateurs  » de 5 têtes de bétail qui représentèrent la majeure partie du premier repas chaud que prirent les survivants du Bois du Fer à Cheval. Un rapport stipule que cette prise fut l’œuvre du joueur de clairon de la Compagnie H. Celui-là même -entreprenant et talentueux camarade- qui conspira avec moi à Verdun pour enivrer les trois FFI qui avaient la charge de garder l’entrée de la cave à vin de l’hôtel Bellevue… »
Général Kelley B. Lemmon
Washington, le 2 septembre 2002.

La biographie du Général Kelley B. Lemmon

Biographie Général Kelley B. LEMMON (Français).

Kelley B . LEMMON Jr est né le 14 mai 1912 dans le Maine, à Fort Mc Kinley, où son père, Kelley B. LEMMON Sr était cantonné avec sa famille. C’est le chirurgien militaire de garde qui l’accoucha. Elevé au sein de l’armée, il choisit d’y suivre les traces de son père. Il fut nommé 2ème lieutenant d’infanterie en juin 1937, après avoir décroché son diplôme de l’académie militaire des Etats-Unis de West Point, New York.

Après un délai obligatoire de six mois d’affectation temporaire, le général LEMMON partit pour Fort Crook, dans le Nebraska, où il reçut sa première affectation permanente avec le 45ème régiment d’infanterie (éclaireurs philippins) à Fort Kinley, Luzon et Pettit Barracks, Zamboanga, Mindanao, où on prétend que les singes « n’ont pas de queue « . Il fut assigné, en tant qu’officier, à la compagnie C, la seule unité musulmane de la division philippine. Il servit également en tant qu’instructeur avec les bleus de l’armée philippine.

Le général LEMMON revint aux Etats-Unis en février 1940 pour être affecté dans l’artillerie anti-aérienne. Il exerça ses fonctions avec le 63ème et le 79ème régiments à Fort Mc Arthur en Californie, et à Fort Bliss au Texas. Des rumeurs de guerre amenèrent l’assignation du général LEMMON dans l’artillerie pour y rester. Mais il fut réaffecté à l’infanterie, et en septembre 1941, rejoignit la 5ème division à Fort Custer dans le Michigan, laquelle division avait déjà commencé à être déployée en Islande, avant Pearl Harbor. Il arriva en Islande en mai 1942 en tant que commandant de fusilier-voltigeurs. Le 1er février 1944, lorsqu’il fut promu lieutenant-colonel, il avait commandé les trois bataillons d’infanterie et servi pour un temps en tant qu’assistant du chef du 3ème bureau -chargé des opérations et de l’instruction des troupes- de la 5ème division.

Le 11ème régiment d’infanterie quitta l’Islande en juillet 1943 et s’entraîna à Salisbury Plains, en Angleterre, pendant une courte période, avant d’être repositionné en Irlande du nord pour l’entraînement final, avant de débarquer à Utah Beach, en Normandie, le 6 juillet 1944.

Le 2ème bataillon du général LEMMON occupa le village de Caumont en Normandie, sur la gauche des lignes US à proximité des lignes anglaises, jusqu’à l’opération de Saint-Lô, lorsque la 5ème division intégra la 3ème armée du général Patton. Le général LEMMON participa aux campagnes de Normandie, du nord-est de la France et du Rhin, avant d’être assigné, en novembre 1944 à l’Etat-Major général du Département de la guerre à Washington D.C., dans la division des opérations pour un projet spécial pour le général Marshall, chef de l’Etat-Major de l’Armée.

Il fut sélectionné pour suivre des cours réguliers en 1946-47 à l’Université de Commandement et d’Etat-Major à Fort Leavenworth, au Kansas, et après son diplôme en juin 1947, il fut transféré au bureau de l’assistant du chef d’état-major, 3ème bureau, quartier général de l’armée des forces terrestres à Fort Monroe en Virginie. En août 1949, il devint le secrétaire assistant du bureau de l’état-major général, chef de l’armée des forces de terrain, le successeur du quartier général des forces terrestres.

En juillet 1950 il fut affecté au groupe de planification du traité de l’Atlantique nord du JAMAG à Londres en Angleterre. Quand le général Eisenhower fut en charge de la nouvelle organisation de l’OTAN, le général LEMMON fut transféré à Francfort en Allemagne à la division d’assistance militaire du nouveau quartier général européen de commandement de l’armée américaine. De retour aux USA en juillet 1953, il sert trois années comme professeur de sciences et tactiques militaires à l’Université d’Alabama, suivi par un service et un diplôme à l’Army War College à Carlisle Barracks en Pensylvannie en 1957.
Après le War College, le général LEMMON sert en Corée dans la 24ème Division d’Infanterie avec le grade de général de brigade, puis avec la 1ère Division de Cavalerie comme commandant du 8ème de Cavalerie.
De retour aux USA en novembre 1958, il est affecté à l’Army General Staff à Washington DC, avec dans ce bureau la fonction de Deputy Chief of Staff for Military Operations.
Après trois années passées à ce poste, il est transféré en août 1962 au quartier général de forces alliées d’Europe du sud à Naples en Italie comme Readiness Officer. Une année plus tard il est muté à Vérone, Italie, pour servir en tant que Deputy Chief of Staff for Logistics and Administration au quartier général des forces alliées terrestres pour l’Europe du sud.
Il revient aux Etats-Unis en août 1965 et s’installe à Fort Hood, Texas, comme Assistant Division Commander de la 2ème Division Blindée  » Hell on wheels « . En mai 1967, le général LEMMON est nommé à Fort Devens, Massachussets, pour commander le XIIIème Corps d’Armée US.
Il termine sa carrière en Alaska en prenant le commandement des forces américaines d’outre-mer.
Il prend sa retraite de l’armée en 1970.

DONNEES PERSONNELLES :

Né le 14 mai 1912 au Fort Mc Kinly, Maine

Père : Kelley Benjamin Lemmon, Sr.

Mère : Agness Elvira Johnson

Belle-mère : Ann Kincaid Lemmon

Mariage avec Mary Reynolds Danforth le 20 Avril, 1949. Elle décède le 7 novembre 2007.

Enfants :
Kellyn Ann – 26 janvier l950

Maryl Ann – 5 october 1951

Michael Reynolds – 3 octobre 1953

John Douglass – 2 avril 1957
EDUCATION:

United States Military Academy – 1937

The Infantry School – 1942 – Bn & Cdrs & Staff Course

Command and General Staff College 1946/1947

Army War College 1956/1957

Department of Defense Management School

PROMOTIONS:

Le général Lemmon fut promu 2ème lieutenant d’infanterie le 12 Juin 1937.
Au 1er février 1944, il fut nommé lieutenant-colonel, et le 1er décembre 1952 colonel. Dix années plus tard, le 17 juillet 1962, il devient Brigadier General au moment même où il quitte le Pentagone pour devenir Readiness Officer dans les forces alliées à Naples, Italie.
Très peu de temps après avoir assumé le commandement du XIIIème Corps d’Armée US à Fort Devens, Massachussets, il est promu au grade de Major General le 1er août 1967 avec effet rétroactif au 1er août 1963.

LISTE DES CITATIONS ET DECORATIONS :

Distinguished Service Cross

Distinguished Service Medal

Bronze Star with V Device, and Oak Leaf Cluster

Commendation Ribbon with Metal Pendant

MEDAILLES :

American Defense Service Medal with clasp

American Campaign Medal

Europe-Africa- Middle East Campaign Medal

World War II Victory Medal

Army of Occupation Medal (Germany)

National Defense Service Medal

Knight of the Order of Merit of the Italian Government

BADGES:

War Department General Staff Identification Badge

Department of the Army General staff Identification Badge

Combat Infantryman Badge

NATO Staff Identification Badge

DIVERS :

Membre du Marquis « WHO’S WHO IN AMERICA », 37ème Edition

Ancien membre de plusieurs clubs Rotary et Kiwanis

Religion : Episcopal

Longtemps nageur de compétition, le général LEMMON est listé dans  » The international Swimming Hall of Fame  » (les nageurs internationaux les plus prestigieux).
Une hanche brisée en juillet 2008 le força à interrompre ses activités de nageur et réduisit sa capacité à se déplacer.

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